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Malgré une augmentation générale des dépenses de l’État, le Budget 2021-2022 présenté par le gouvernement Legault propose une croissance insuffisante des ressources dans la fonction publique pour aider à la relance de l’économie et maintenir des services publics de proximité, estime le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Depuis le commencement de la pandémie, le personnel de la fonction publique a su maintenir les services à la population; toutefois, sans investissements réalistes dans les services publics, il devra composer avec une surcharge de travail et des heures supplémentaires, déplore le SFPQ.

« L’amélioration des services publics ce n’est pas une dépense d’épicerie, mais un investissement, au même titre que les dépenses d’infrastructures. Les ministères et organismes devront continuer d'en faire plus avec moins. Les effectifs sont toujours au plus bas alors que les besoins d’intervention de l’État en cette période de pandémie ne cessent d’augmenter. Sans ressources supplémentaires, le gouvernement continuera de gérer le risque et demeurera en mode réaction plutôt qu’en mode prévention. Les inspections, les contrôles, la vérification, l’octroi d’aide financière sous toute forme et l’entretien des routes se poursuivent malgré la pandémie. De toute évidence, les services offerts par le personnel de la fonction publique ne sont pas une priorité pour ce gouvernement », constate Christian Daigle, président général du SFPQ.

Le SFPQ rappelle que les crises, comme celle de la Covid-19, accentuent les inégalités entre les femmes et les hommes; le gouvernement ne propose pas de solutions durables pour éviter un creusement des inégalités. « Dans la fonction publique, la grande majorité de la main-d’œuvre est féminine; donc, lorsque le gouvernement fait des coupes dans les ministères et les organismes, c’est avant tout le personnel féminin qui en fait les frais en augmentant la précarité d’emploi. Une utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes serait bénéfique pour analyser toutes les politiques publiques et constater leurs impacts sur les femmes et les hommes », rappelle monsieur Daigle.

Le SFPQ salue tout de même la décision du gouvernement de reporter sur 7 ans l‘échéance du retour au déficit zéro. « Nos services publics sont le plus grand outil de solidarité à notre disposition et c’est leur rôle de protéger coûte que coûte leurs citoyens à travers cette crise. Inévitablement, pour le gouvernement du Québec, ces dépenses supplémentaires vont engendrer un déficit substantiel pour quelques années. Le gouvernement de la CAQ n’avait d’autres choix que d’accepter la nature inédite de la situation actuelle. Le sous-financement chronique des services publics et des infrastructures publiques est une forme de dette laissée aux futures générations. La dette écologique en est une autre. Il est largement préférable d’accepter de garder ces deux formes de dette sous contrôle et de revenir un peu plus tard à l’équilibre budgétaire », se réjouit monsieur Daigle.

Négociation du secteur public

Près de 18 mois après le début des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public, le gouvernement Legault n’a toujours pas d’argent frais à mettre sur la table pour attirer et retenir la main-d’œuvre, constate le SFPQ. « Plutôt que d’offrir des conditions de travail attractives à l’image du secteur privé, des municipalités et du fédéral, le gouvernement Legault met du sable dans l’engrenage des négociations. Il n’y a toujours pas de volonté réelle du gouvernement de reconnaître que son personnel mérite d'être mieux valorisé et respecté pour le travail accompli, et ça passe par une rémunération comparable aux autres employeurs », conclut monsieur Daigle.

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2020-06-03

Je sais tout - Hausse du salaire minimum

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