Budget 2026-2027 : l’austérité s’accélère dans la fonction publique
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Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) constate que l’austérité s’accélère et les services à la population pâtiront des mesures contenues dans le Budget 2026-2027 du gouvernement caquiste. En comprimant la croissance des portefeuilles sous l’inflation à 1,6 %, le gouvernement est bel et bien dans une politique d’austérité qui vise une réduction de l’État. Ainsi, les vagues de compressions se poursuivront au cours des prochains mois et ne laisseront aucune marge de manœuvre pour répondre adéquatement aux besoins de la population.
Dans la fonction publique, les ministères et organismes devront récupérer 1,1 % dans leurs dépenses. Cette coupure de budget se fera au prix de diminutions de personnel, lesquelles auront un impact direct sur les services à la population. Impossible alors de maintenir une qualité de service dans toutes les régions du Québec, constate le SFPQ. Par ailleurs, le gouvernement qui a diminué les impôts dans les dernières années se privera de près de 7 milliards de dollars durant son mandat, soit environ 1,7 G$ par année; de l’argent en moins pour financer les services publics déjà affaiblis.
« La CAQ ne se soucie guère des inspections, des contrôles, de la vérification, de la justice, de la sécurité de la population, de l’octroi d’aide financière sous toutes formes et de l’entretien du réseau routier, tous des services offerts par le personnel de la fonction publique. Le gouvernement a plutôt choisi, depuis son arrivée au pouvoir, de baisser les impôts, se privant ainsi de milliards de dollars chaque année. Si aujourd’hui les coffres sont vides, c’est en raison de cette stratégie électoraliste. Des bordels informatiques, des files d’attente, il y en aura d’autres », rappelle Patrick Audy, vice-président du SFPQ.
Au chapitre des effectifs, le gouvernement de la CAQ garde le cap sur l’abolition de 5 000 postes administratifs d’ici la fin de l’année et poursuivra le gel des embauches commencé en 2024. Déjà plus de 3500 postes ont été supprimés, selon le Conseil du trésor. Alors que les services aux citoyennes et aux citoyens sont au point de rupture dans la plupart des ministères, il est irresponsable de réduire à ce point les effectifs. C’est la population qui sortira encore perdante, martèle le SFPQ. Rappelons que le Protecteur du citoyen est intervenu auprès de 57 ministères et organismes l’an dernier pour dénoncer, entre autres, des problèmes d’accès aux services publics; de dépersonnalisation des services publics; de délais d’attente déraisonnables.
Si le gouvernement souhaite réellement économiser de l’argent, au lieu de couper dans les services en région, il doit cesser de recourir à la sous-traitance onéreuse. « Si la CAQ est sérieuse dans la volonté d’assainir les finances publiques, elle doit arrêter le gaspillage d’argent dans les contrats au privé. Il en coute jusqu’au double du prix pour faire de travaux sur nos routes, répondre au téléphone et réaliser des projets informatiques. Le gouvernement préfère mettre à pied du personnel et se priver ainsi d’une expertise importante au profit de la sous-traitance, sans compter les nombreux dépassements de coûts comme on a pu le voir avec SAAQclic et le dossier de santé numérique », conclut monsieur Audy.
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