Aller au contenu
  1. Accueil /
  2. Travaux de classification incomplets

Travaux de classification incomplets

Écrivez au ministre Julien

Les mesures de reclassification des techniciens et techniciennes en travaux publics, telles que décidées par le Secrétariat du Conseil du trésor, soulèvent d’importantes préoccupations quant au respect des principes de reconnaissance salariale, de cohérence interne des échelons ainsi que de la structure hiérarchique en place. En envoyant une lettre à ce sujet au ministre Julien, vous participez à une première intervention pour lui faire connaître l'insatisfaction majeure et la colère se manifestant dans vos rangs.

Sujet

Travaux de classification incomplets

Message

Monsieur le ministre,

Tout d’abord, nous souhaitons exprimer notre appréciation au fait que le Conseil du trésor a finalement procédé à un examen de notre classification et y a apporté certains ajustements. Cela étant dit, les travaux réalisés ne permettent pas de refléter adéquatement la réalité de notre corps d’emploi, ce qui nous amène à vous exposer les motifs de notre insatisfaction à ce sujet. En effet, les mesures de reclassification des techniciens en travaux publics, telles que décidées par le Secrétariat du Conseil du trésor, soulèvent d’importantes préoccupations quant au respect des principes de reconnaissance salariale, de cohérence interne des échelons ainsi que de la structure hiérarchique en place.

Les techniciennes et techniciens de la classe principale, chefs d’équipe et spécialistes, notamment aux échelons 11-12 et 102%, exercent des responsabilités essentielles comme la gestion de projets complexes, l’inspection de ponts et ponceaux, la supervision complète de contrats, ainsi que la prise de décisions ayant des impacts directs sur la conformité réglementaire, les coûts publics, les échéanciers et la sécurité des infrastructures. Ils agissent également comme référents techniques, assurant la formation et l’encadrement des techniciens de la classe nominale et de professionnels, tels que les ingénieurs, les arpenteurs-géomètres et les biologistes en début de carrière.

Or, l’évaluation de nos fonctions est incomplète et les mesures adoptées produisent l’effet inverse de celui recherché. La réduction de l’écart salarial hiérarchique et statutaire entre les classes nominale et principale, de 14 % à 9 %, affaiblit la reconnaissance de l’expérience et banalise les responsabilités. Le regroupement de certains échelons de la classe nominale altère l’intégrité et la logique du cheminement de carrière.

La suppression de la prime dégressive aux échelons supérieurs crée une incohérence salariale majeure, menant à une égalisation injustifiée avec l’échelon 10, lequel conserve cette prime. À cet égard, nous vous invitons à consulter, à l’annexe A, le tableau de progression salariale pour la période 2025-2028, lequel permet d’en constater concrètement les effets.

Ces décisions entraînent une compression salariale réelle, pénalisent les techniciens chevronnés au profit de cheminements plus avantageux pour les nouveaux employés et génèrent une perte marquée de la reconnaissance professionnelle. Elles compromettent directement les objectifs gouvernementaux d’attraction, de rétention et de maintien des compétences, dans un contexte où les conditions offertes demeurent inférieures à celles des sociétés d’État et du marché privé.

En conséquence, nous sollicitons formellement :

• Une revalorisation des tâches et des responsabilités exercées par les techniciennes et techniciens principaux et, ce faisant, une révision des rangements de la classe principale afin de rétablir un écart hiérarchique et statutaire conforme;

• L’instauration d’une progression salariale équitable et cohérente pour les classes nominale et principale, dans le respect de l’intégrité des échelons ;

• Le rétablissement de la prime dégressive aux échelons supérieurs, selon des modalités harmonisées avec celles des échelons 1 à 10 ;

• La révision des modalités d’intégration des échelons aux nouveaux rangements afin de corriger les écarts et d’assurer une rémunération équitable.

Le gouvernement dispose aujourd’hui d’une occasion concrète de corriger une reclassification qui porte atteinte aux droits salariaux et à la reconnaissance professionnelle des techniciennes et techniciens en travaux publics. Une révision est essentielle afin de rétablir la cohérence salariale, la confiance envers l’employeur et la mobilisation du personnel.

Il est important de mentionner qu’en aucun temps, lors de la négociation, il n’a été accepté par le Syndicat que la prime dégressive combinée avec le reclassement entraînerait une perte monétaire pour nos membres.

La présente démarche s’inscrit comme une première intervention pour vous faire connaître l’insatisfaction majeure et la colère qui se manifeste présentement dans nos rangs face à cette situation.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées,

Copiez le message avant de cliquer sur Envoyer. Vous devrez coller le contenu du message dans votre application de courriel.

Copié!