SFPQ - Syndicat de la fonction publique du Québec

/ Laïcité de l'État

Il y a plus de six ans

Le SFPQ appuie le projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement du Québec. Certains des membres du Syndicat se demandent aujourd’hui d’où vient cette position et pourquoi le Syndicat intervient dans le dossier.

D’abord, il est important de préciser que l’ensemble des prises de décisions et de positions du SFPQ sont débattues et votées lors du Conseil syndical, qui a lieu deux fois par année et qui réunit les dirigeants de vos exécutifs syndicaux locaux, et lors du Congrès qui a lieu tous les quatre ans et qui réunit environ 500 délégués.

Voici un bref rappel des raisons qui ont amené le SFPQ à s’intéresser au dossier de la laïcité, il a plus de six ans déjà.

Rappelons d’abord que la prise de position du SFPQ, concernant la Charte des valeurs québécoises, est conforme aux orientations adoptées démocratiquement par ses instances syndicales, et ce, au cours des dernières années, notamment lors du Conseil syndical de juin 2010 et lors du Congrès d’avril 2012. À cette époque, le SFPQ s’était déjà positionné clairement pour la neutralité de l’État, pour une charte de la laïcité, pour un meilleur encadrement des accommodements religieux et pour l’interdiction du port de symboles religieux par les employés de l’État.

Il faut savoir que les orientations syndicales sur la laïcité de l’État ont été développées à la suite de ce qu’il est convenu d’appeler « la crise des accommodements raisonnables », crise qui avait conduit, au début de 2007, à la mise en place de la Commission Bouchard-Taylor. À cette époque, le SFPQ avait été interpellé par plusieurs de ses membres qui avaient été témoins de situations d’accommodements « déraisonnables ». Le cas le plus célèbre étant certes celui des évaluatrices de la SAAQ qui devaient céder leur place à des collègues masculins lorsque des membres de groupes religieux en faisaient la demande. Cette situation discriminatoire à l’égard des membres du SFPQ avait amené le syndicat à intervenir dans le débat.

Afin de mieux comprendre les problèmes vécus par ses membres, le Service de la recherche du Syndicat avait alors réalisé des enquêtes sur le terrain. L’analyse des résultats de ces enquêtes avait mené à l’élaboration de propositions qui avaient été partagées avec les personnes qui avaient participé aux instances du SFPQ. Rappelons que les sections syndicales locales avaient été mises à contribution. Il est à noter que le Réseau des femmes du SFPQ avait également été appelé à se prononcer sur la question, notamment sur le port de symboles religieux par les employés de l’État. Précisons qu’il s’agit d’une position qui rejoint notamment celle prise par le Conseil du statut de la femme.

À la suite de ces démarches, en 2010, afin d’informer l’ensemble de ses membres, le SFPQ avait publié dans le Journal SFPQ un dossier complet sur la laïcité.

Reconnaissance

En 2011, le SFPQ remportait le prix Condorcet-Dessaulles, remis par le Mouvement laïque québécois pour souligner la contribution notoire d’une personne ou d’un groupe de personnes à la promotion et à la défense de la laïcité au Québec. Parmi les récipiendaires, nous retrouvons, entre autres, Jeannette Bertrand, Pierre Bourgault et la CSQ.

Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.