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Dépôt secteur public - Une offre déconnectée du marché du travail

12 décembre 2019

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) rejette les premières offres du gouvernement Legault qui vont creuser le fossé salarial qui sépare la fonction publique du reste du Québec. Les ouvriers et les fonctionnaires de la fonction publique québécoise accusent un retard persistant, année après année, sur le plan de la rémunération.

« En proposant des augmentations de salaire de 7 % sur 5 ans, le gouvernement revient sur son intention d’offrir minimalement le coût de la vie à ses travailleurs. Ses offres représentent un recul de la qualité de vie de milliers d’employés de la fonction publique, ces mêmes personnes qui permettent aux citoyens d’obtenir des services publics de qualité tous les jours », s’insurge Christain Daigle, président général du SFPQ.

Rappelons que, selon le récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) le retard salarial de l’ensemble du personnel de l’État québécois se situe à 13,2 % par rapport aux autres salariés québécois. Même lorsqu’on prend en compte les avantages sociaux, le retard de la rémunération globale s’établit à 6,2 %.

« Visiblement l’offre faite au gouvernement pour trouver des solutions concrètes afin de contrer la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans la fonction publique est restée lettre morte. Avec les augmentations de salaire proposées, le personnel de la fonction publique commencera certainement à chercher un emploi ailleurs. Notre demande était pourtant toute simple : offrir des salaires concurrentiels par rapport à ceux des autres employés québécois occupant des emplois équivalents. À fonction égale, salaire égal!», rappelle Maryse Rousseau, vice-présidente du SFPQ responsable des négociations.

La négociation qui commence porte sur le renouvellement des conventions collectives visant près de 26 000 employés de bureau et techniciens et environ 4 000 ouvriers travaillant au sein de divers ministères et organismes.