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(Si vous travaillez pour la fonction publique ou parapublique, écrivez-nous avec votre adresse courriel personnelle.)

Ce texte a préalablement été publié dans plusieurs journaux du Québec, et ce, à titre de lettre ouverte.

Tous les ans, des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs saisonniers comptent sur les prestations de l’assurance-emploi pour joindre les deux bouts. Cet hiver, si rien n’est fait, ils seront nombreux à se retrouver sans revenu. C’est particulièrement vrai en région, où une part importante des emplois disponibles dépendent du tourisme et des ressources naturelles. À titre d’exemple, environ 20 % des emplois dans la région de la Gaspésie sont saisonniers : c’est quatre fois plus que la moyenne québécoise! 

Malheureusement, même dans une année dite « normale », le programme des prestations de l’assurance-emploi ne garantit pas à tous un revenu suffisant pour combler toutes les semaines non travaillées. La période séparant la fin des prestations de chômage et le retour au travail est surnommée par les travailleuses et travailleurs concernés le « trou noir ». Avec les conséquences économiques désastreuses liées à la pandémie de la COVID-19, ce « trou noir » est en voie de devenir un précipice. 

La plupart des personnes employées de la Sépaq, tout comme de nombreuses autres accréditations avec des activités saisonnières (Val Jalbert, Jardins de Métis, CGRMP, etc.), que nous représentons vivent cette situation. En effet, leur retour à l’emploi a malheureusement été différé en raison d’une ouverture tardive des parcs et des établissements touristiques, conséquence directe de la pandémie. Or, comme l’admissibilité aux prestations de l’assurance-emploi dépend du nombre d’heures travaillées, chacune de ces semaines manquantes représente un risque non négligeable pour l’obtention à ce droit cet hiver. Certes, ils ont jusqu’ici pu compter sur la prestation canadienne d’urgence (PCU), mais cette dernière ne rentre pas dans les critères d’admissibilité aux prestations de l’assurance-emploi. Si rien n’est fait, des milliers de travailleuses et travailleurs des régions du Québec, comme les personnes employées de la Sépaq, se trouveront au bord du précipice à la fin de l’été. Avec l’actuelle augmentation du taux de chômage, les économies régionales qui, en temps normal, composent déjà avec un taux de chômage important, n’auront rien à offrir aux personnes saisonnières comme celles travaillant à la Sépaq. 

Il est impératif que nos gouvernements déploient une aide particulière pour ce personnel. Ce soutien pourrait impliquer des modifications temporaires aux critères d’accessibilité aux prestations de l’assurance-emploi ou encore la création d’un programme particulier adapté à cette situation exceptionnelle. Cet été, les régions du Québec accueilleront des centaines de milliers de visiteurs qui profiteront de toutes leurs richesses. Nous devrons être solidaires en nous assurant que les personnes qui y habitent obtiendront le soutien nécessaire leur permettant de traverser l’hiver et la pandémie avec dignité.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, représentant les travailleuses et travailleurs de la Sépaq

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2020-06-03

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