Raymond Fortin

Raymond Fortin

Juin 1962 - novembre 1967

Un militant des premières heures

Alors employé du ministère de la Famille et du Bien-être social, Raymond Fortin est élu président du premier exécutif national formel du Syndicat en 1962. Il participe, en 1966, à la première négociation de la convention collective des fonctionnaires et des ouvriers et à la révision générale de la classification dans la fonction publique.

Raymond Fortin contribue activement à structurer le Syndicat et à établir sa crédibilité. Le respect, la confiance, l’honnêteté et la bonne foi guident ses actions syndicales.

Jean-Paul Breuleux

Jean-Paul Breuleux

Novembre 1967 - mai 1973

Un défenseur des droits sociaux

D’origine suisse, Jean-Paul Breuleux fut d’abord bûcheron au ministère des Transports. Il est élu président général du SFPQ de 1967 à 1973. C’est pendant ses mandats que les principes d’indexation des salaires et de la sécurité d’emploi sont introduits dans la fonction publique. Plus philosophe que technicien, il est l’un des principaux artisans de la désaffiliation à la CSN, en 1972.

Avant le régime d’assurance maladie et la création de la CSST, il prêche pour une médecine « préventive » au travail et fait figure de pionnier. Par ses actions et sa conscience sociale, Jean-Paul Breuleux influence l’avenir du SFPQ en favorisant l’évolution d’un sentiment d’identité propre et l’élargissement des services aux membres.

Jean-Louis Harguindeguy

Jean-Louis Harguindeguy

Mai 1973 - mai 1993

Un leader engagé

Jean-Louis Harguindeguy entre dans la fonction publique comme agent vérificateur aux Affaires municipales, en 1964. Avant d’être élu à la présidence en 1973, il occupe différents postes dans la structure syndicale, soit celui de vice-président, en 1967, et celui de secrétaire général, en 1969.

Cet immigrant d’origine basque française privilégie un syndicalisme d’affaires pour assurer le maximum de services aux membres. Réputé pour sa mémoire phénoménale et son habileté technique, il chapeaute plusieurs dossiers chauds comme l’intégration des nouvelles classifications de 1972-1973 et la création de nouvelles instances régionales. Ce négociateur redoutable exerce son leadership pendant 20 ans au SFPQ.

Danielle-Maude Gosselin

Danielle-Maude Gosselin

Mai 1993 - mai 1996

Une militante progressiste

Danielle-Maude Gosselin est embauchée comme technicienne en information à l’Office de la protection du consommateur en 1974, puis au Conseil du statut de la femme. Son militantisme syndical l’amène à occuper les postes de vice-présidente à l’Exécutif national, de 1981 à 1989, et de secrétaire générale, de 1989 à 1993, avant de devenir la première femme élue présidente générale en 1993. Communicatrice hors pair, elle s’investit particulièrement dans la défense des droits des travailleuses de la fonction publique en participant à la création du Comité de la condition féminine en 1983. Reconnue pour sa rapidité d’appropriation des dossiers, elle s’engage activement dans ceux de l’accès à l’égalité, de l’équité salariale et des programmes d’aide aux employés.

Serge Roy

Serge Roy

Mai 1996 - février 2001

Un homme pour le bien commun

Fonctionnaire à Revenu Québec et militant de longue date, Serge Roy œuvre pendant près d'une décennie à tous les paliers du SFPQ, notamment à titre de vice-président national et membre du comité de négociation.

Pendant ses mandats, le Syndicat réalise des gains exceptionnels pour les 6 000 employés occasionnels qui obtiennent enfin un poste permanent, grâce à des lettres d’entente particulières. Le passage de Serge Roy à la présidence est aussi marqué par une prise de conscience quant à la mission sociale de l’organisation. Engagé dans la lutte contre la pauvreté, la démocratie locale et la défense des programmes sociaux, il tisse de nombreux liens entre le SFPQ et les mouvements sociaux et communautaires.

Richard Thibaudeau

Richard Thibaudeau

Avril 2001 - mars 2002

Un homme de cœur

À l’emploi de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) comme agent de bureau puis chef d'équipe, Richard Thibaudeau œuvre à tous les paliers de la structure syndicale. Il travaille, entre autres, comme représentant régional pour Québec — Chaudière-Appalaches et comme conseiller syndical responsable des unités hors fonction publique.

Élu à la présidence par le Conseil syndical en avril 2001, il occupe ce poste pendant un an. Son accessibilité, son ouverture face aux préoccupations des membres et son dévouement caractérisent ce court mandat, au cours duquel le SFPQ tient le Colloque « Pour une fonction publique forte et démocratique ». Par la suite, Richard Thibaudeau poursuit son engagement syndical à titre de vice-président, puis de trésorier général jusqu’en mars 2007.

Michel Sawyer

Michel Sawyer

Mars 2002 – avril 2008

Un homme de combat

Michel Sawyer est embauché au ministère du Revenu en 1968. Quelques semaines plus tard, il devient délégué syndical et milite dans sa section locale à Montréal. Au Congrès de 1973, il est élu secrétaire général du SFPQ, poste qu’il occupera pendant deux ans. Par la suite, il sera représentant régional, puis président régional de Montréal – Laval.

En 2002, il est élu président général et ramène l’unité au sein du SFPQ en faisant consensus autour d’une vision commune de l’action syndicale, qui vise une société plus solidaire et progressiste.

Confronté à un gouvernement particulièrement hostile envers les syndicats et prônant un désengagement important de l’État, Michel Sawyer assume un leadership combatif tout au long de ses deux mandats à la présidence. Le développement de liens intersyndicaux forts est pour lui une priorité. Sous sa présidence, le SFPQ adhère à l’Internationale des services publics et participe à la mise sur pied du Secrétariat intersyndical des services publics.

Lucie Martineau

Lucie Martineau

Leadership, féminisme et pouvoir politique

C’est sous la présidence générale de Lucie Martineau que le SFPQ a pris un virage résolument politique : que le monde entier entende la voix de la fonction publique québécoise! Certes fortement impliquée au Québec, notamment dans les dossiers de la laïcité de l’État et de la reconnaissance de la langue française comme langue de l’administration québécoise, la présidente générale du SFPQ a sans relâche fait reconnaître l’expertise de ses membres pour contrer la sous-traitance qu’adore les gouvernements. Édifiée de cœur avec l’ADN d’une féministe, Lucie Martineau a également persévéré à faire reconnaître la place des femmes dans le monde du travail et à exiger pour elles l’équité salariale.

Cette présidente générale, munie d’une vaste expérience syndicale et d’une connaissance approfondie de l’ensemble des dossiers de l’organisation, fut une interlocutrice hors pair auprès des autres organisations syndicales, des groupes de la société civile et des employeurs.

Avant d’être élue présidente générale du SFPQ (avril 2008), Lucie Martineau, en tant que vice-présidente, a été responsable de nombreux dossiers : organisation du travail, sous-traitance et relations de travail (1996 à 1999); classification, mouvements de personnel et équité salariale (1999 à 2003); négociation et régimes de retraite (2003 à 2006); relations de travail et défense des services publics (2006 à 2008).

Lucie Martineau a été réélue vice-présidente du SFPQ en avril 2016.

Christian Daigle

Christian Daigle

Une relève pour le syndicalisme

Depuis le début de sa carrière syndicale, Christian Daigle a toujours eu comme leitmotiv de travailler au mieux-être des membres du SFPQ et de tout faire pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Il est primordial pour lui de mettre en lumière le travail du personnel de la fonction publique et leur rôle prépondérant dans le bon fonctionnement des services publics et la qualité de vie des Québécoises et des Québécois. Son dévouement, ainsi que sa vaste connaissance du milieu syndical, font de lui un interlocuteur chevronné auprès des autres organisations, des représentantes et des représentants de la société civile ainsi que des médias québécois et étrangers.

Avant son élection à la présidence, Monsieur Daigle a occupé plusieurs fonctions au sein de la structure syndicale, et ce, depuis près de vingt ans, autant au palier local, régional, que national. Élu à la vice-présidence de l’Exécutif national en 2005, il a été responsable de nombreux dossiers, principalement ceux des recours et des relations de travail et de la négociation. Il a notamment joué un rôle significatif dans le renouvellement des dernières conventions collectives de la fonction publique, tant en 2005, 2010 et 2015. Enfin, la relève syndicale étant un sujet lui tenant particulièrement à cœur, il a milité plus de cinq années au sein du Comité national des jeunes du SFPQ.