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Une étude démontre que les services gouvernementaux anglicisent le Québec

mmqLes services publics constituent un des principaux facteurs d’anglicisation au Québec. Tel est le constat qu’il faut faire selon le Mouvement Québec français et le Syndicat de la fonction publique du Québec en lisant l’étude conduite par l’Institut de recherche en Économie contemporaine (IRÉC) pour l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA). Cette étude qui fait la démonstration que les gouvernements dépensent 2,2 milliards $ de trop pour offrir des services en anglais au Québec.

Cette étude démontre qu’il y a 13,9 % des emplois publics au Québec dont la langue de travail est principalement l’anglais alors que les anglo-québécois comptent pour 8,7 % de la population en âge de travailler, une différence de 5,2 point, qui se traduit par 2,2 milliards $ de surplus en masse salariale. Cela correspond à 50 000 emplois de plus que ce que justifie le poids démographique des anglophones au Québec.

Si on ajoute les employés qui disent utiliser régulièrement l'anglais au travail dans le secteur public au Québec, c'est 31 % d'entre eux qui travaillent en anglais le plus souvent ou de façon régulière (cette notion n'est pas définie dans le recensement) dans le réseau de la santé, tandis que cette proportion s'élève à 40 % dans les administrations publiques.

Le Mouvement Québec français et le Syndicat de la fonction publique du Québec revendiquent que la Charte de la langue française soit appliquée et renforcée de façon à ce que soit assurée l’équité linguistique du financement des institutions gouvernementales francophones au Québec.

Pour ce faire, il est proposé que les services de l’Administration publique, parapublique et municipale soient offerts exclusivement en français, sauf les services susceptibles d’être reconnu en vertu de l’article 29,1 (les organismes municipaux, les organismes scolaires, ou les établissements de services de santé et de services sociaux). L’Office québécois de la langue française (OQLF) doit recouvrir le pouvoir d’enquêter et de retirer le statut linguistique de l'organisme ou de l'établissement qui ne satisfait plus à la condition qui lui a permis d'obtenir la reconnaissance.

Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.

1 Commentaire
Jean Doe a écrit le :

Il serait temps que quelqu'un se réveille.