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Le SISP exprime sa déception quant au maintien de la taxe santé

Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) trouve malheureux que le Parti Québécois n’ait pas réussi à imposer sa solution d’abolir la taxe santé comme il l’avait promis en campagne électorale. « Depuis sa mise en place par le gouvernement libéral lors du budget 2010-2011, nous avions dénoncé cette taxe inéquitable. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, nous comprenons la nécessité d'en arriver à une proposition de compromis. Cependant, la nouvelle mouture de la contribution santé, sous des apparences de progressivité, demeurerait une taxe régressive pour les ménages de la classe moyenne puisqu'en proportion du revenu, les contribuables dont le revenu est de 42 000 $ paieront toujours autant que ceux de 130 000 $ », déclare la porte-parole du SISP, madame Louise Chabot.

Pour une fiscalité plus juste

La formule complexe, voire confuse, de la nouvelle taxe ne réussit pas à éliminer l'irritant principal de l'ancienne taxe santé, soit son caractère régressif. Cette réforme ne vient pas abolir le Fonds de financement des établissements de santé et services sociaux (FINESSS) ce qui augmente l'opacité des décisions financières du gouvernement. Le SISP croit fermement que le financement des services publics doit se faire par le biais du Fonds consolidé et à l'aide d'une fiscalité plus juste et plus progressive. En ce sens, le refus de toute hausse d’impôt des plus hauts revenus opposée par les libéraux et la Coalition avenir Québec, pas plus que la réduction des dépenses que souhaite cette dernière comme alternative, ne sont des avenues acceptables. En outre, les entreprises québécoises ayant une imposition parmi les plus basses au monde, il y a aussi une marge de manœuvre de ce côté que doivent choisir les élus.

Un programme édulcoré

Avec l'abandon des hausses d'impôt sur le gain en capital et sur les dividendes et l’ajout d’un nouveau palier d’imposition augmenté de 1,75 % seulement, il reste fort peu d'éléments du projet de réforme de la fiscalité des particuliers proposé par le nouveau gouvernement. « Le gouvernement aurait gagné à faire preuve d’une plus grande créativité fiscale pour mieux redistribuer la richesse. Il est déplorable de constater qu’au cours des dernières semaines, les groupes et les lobbys de droite, de concert avec les partis d’opposition, ont exploité la position minoritaire du gouvernement et ont mené une grande campagne de peur face à laquelle le gouvernement a cédé avec empressement. Il serait nécessaire d'entreprendre un vaste débat de société sur le type de fiscalité que nous souhaitons. Pour nous, l’objectif d'assurer un financement adéquat des services publics tout en rétablissant l'équité dans les contributions de chacun dans leur financement n'est pas au rendez-vous », conclut madame Chabot.

Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.

4 Commentaires
Michel Jadot a écrit le :
Hé oui, déjà une déception envers le PQ, ils abandonnent déjà une promesse ''ferme'' , cette taxe était odieuse avant les élections ...maintenant c'est correct !!! Ils vont payer pour cette erreur, les prochaines élections seront très difficiles pour le PQ et la chère Pauline qui malgré toute son expérience a raté une belle occasion de prouver que les politiciens ne sont pas des menteurs !! L'improvisation n'a pas sa place dans un programme de parti politique et une promesse est un promesse..les riches ont encore gagnés ainsi que les compagnies qui paient de moins en moins d'impôts avec toutes leurs déductions et abris fiscaux!!! Merci le PQ, je me souviendrai !!! Michel Jadot
Rolande a écrit le :
Naturellement, ça m'aurait bien surpris qu'on enlève cette fameuse taxe, comme si on n'en avait pas assez. Ce sont toujours des promesses, comme l'autre gouvernement qui n'a jamais respecté les siennes. Ça m'écoeure devoir à payer encore ce 200 $. On est venu chercher 30 $ pour le transport en commun sur nos immatriculations qui semble coller là à vie, alors que je n'utilise pas ce transport, 200 $ pour la santé et bien d'autres. La classe moyenne paie tout le temps et ce sont nous qui enrichissent les grosses entreprises, etc. En tout cas, je me demande souvent si les BS ne sont pas mieux que nous. Je comprends les jeunes qui quittent le Québec pour aller travailler ailleurs, on se fait manger tout rond ici. Plus on vient chercher de l'argent dans nos poches, plus ça reste pareil au Québec. Les problèmes sont toujours là, la santé, les routes, etc.
Luc a écrit le :
Si Mme Maroie ne tient pas sa promesse sur la taxe santé qui était est au cœur du programme électoral, qu’attendons-nous pour les autres promesses… De plus, le barème établit pour cette taxe en 2013 est des plus injustes, quelqu’un qui gagne 42 000$ paie 200$, celui qui gagne 130 000$ paiera aussi 200 $...quelle injustice. De toute façon les jours à venir vont encore nous prouver que l’élection de Mme Maroie est une grande erreur pour le Québec.
Charles P a écrit le :
Le PQ ne tient pas ses promesses? À qui la faute? Tous les observateurs sérieux ont conclu qu'il y a entre 10 et 20 circonscriptions qui ont été perdues par les glissement d'une partie significative du vote vers Québec solidaire et Option nationale. La gauche de Québec solidaire rêvait de la balance du pouvoir. Tout au contraire, c'est la droite qui en a profité. Un gouvernement minoritaire doit forcément faire des compromis et le PQ le fait avec les partis de droite (PLQ et CAQ). Visa le noir, tua le blanc! L'assemblée nationale est actuellement composée d'une majorité de députés de droite. Pas surprenant que la tarification en santé refasse surface. Dans les prochains mois, malheureusement, c'est à droite toute que les politiques se définiront...jusqu'à la prochaine élection.