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/ Condition féminine

Polytechnique, 22 ans plus tard

Le Comité national des femmes du SFPQ se joint au mouvement des femmes afin de commémorer le drame de Polytechnique en ce 6 décembre. Il invite les membres à participer aux activités qui se déroulent un peu  partout au Québec afin de se rappeler qu’il faut continuer à militer pour faire cesser la violence envers les femmes.

Cette année marque le 22e anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique où, le 6 décembre 1989, 14 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Le Comité organisateur de la campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes tient aujourd’hui un rassemblement public de commémoration réunissant des dizaines de personnes devant le Palais de justice de Montréal. Les participant-es au rassemblement ont apporté des rubans blancs ou pancartes où sont inscrits des solutions pour faire cesser la violence envers les femmes.  L’événement a pour but de rappeler que malgré le mythe de l’égalité déjà atteinte, la violence sexiste est toujours un problème social majeur et que le mouvement féministe propose plusieurs solutions pour y mettre fin. Plusieurs autres activités ont lieu ailleurs au Québec et au Canada.

L’égalité impossible tant que la violence envers les femmes existe

La lutte contre la violence envers les femmes que les organisations féministes mènent depuis plusieurs années a amené la société québécoise à reconnaître l’existence de cette réalité et à prendre des mesures pour la contrer. Mais, Eve-Marie Lacasse, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et co-porte-parole du Comité organisateur, rappelle que malgré cela, la violence envers les femmes est encore trop répandue. « On en parle bien peu, mais la violence subie par les femmes est toujours un fléau, et elle devrait faire l’objet d’une mobilisation majeure, qui déborde du mouvement des femmes » s’insurge madame Lacasse. « Encore aujourd’hui, trop de femmes meurent assassinées par des hommes. Trop souvent, on ne croit pas les femmes, on banalise ce qu’elles vivent, on excuse les hommes… Tant que toutes ces attitudes et ces préjugés à l’égard de la violence sexiste perdureront, une réelle égalité femmes-hommes est impossible » continue-t-elle.

Les luttes contre les violences envers les femmes dans un contexte de droite

Louise Riendeau, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, co-porte-parole du Comité organisateur, souligne aussi : « Les efforts de lutte contre les violences envers les femmes se heurtent à  un contexte politique et social hostile où les forces conservatrices sont de plus en plus présentes et dominantes ». Au nom de la sécurité, le gouvernement conservateur propose plus de répression, comme le projet de loi C-10 qui préconise de punir après le fait, mais il néglige les actions qui permettraient d’éviter la commission des agressions. « Par contre, quand, au nom de la sécurité des femmes, on lui demande de ne pas démanteler le contrôle des armes à feu au Canada, il fait le contraire. Quel message cela lance-t-il aux femmes qui vivent de la violence au quotidien? » se désole madame Riendeau.

« La violence continue à briser des vies, même si elle  n’a pas toujours l’aspect spectaculaire du geste quatorze fois meurtrier de Marc Lépine en 1989. Le silence et la tolérance doivent cesser », termine madame Lacasse.

Pour les détails de l'activité à Québec et l'activité à Montréal

Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.

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