SFPQ - Syndicat de la fonction publique du Québec

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Le personnel de la fonction publique et parapublique n’obtient aucune réponse du PLQ et de la CAQ

À quelques jours du scrutin provincial, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente 42 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois, s’étonne de l’indifférence manifeste de certains politiciens quant aux interrogations de son futur personnel. Ces questions abordaient des thèmes privilégiés par les instances syndicales, notamment la fiscalité, la sous-traitance et l’offre de service en région. Seuls Québec Solidaire et le Parti québécois ont daigné répondre aux interrogations soumises. Le SFPQ déplore que les questions adressées au Parti libéral (PLQ), à la Coalition Avenir Québec (CAQ), au Parti vert (PV) et à Option nationale (ON), soient demeurées lettre morte. Aucun d’eux n’a daigné répondre aux interrogations légitimes du Syndicat. « J’ose croire que c’est par manque de temps et de ressources dans la campagne électorale plutôt qu’une indifférence totale pour les questions touchant les services publics et le personnel responsable de desservir la population que ces partis ont fait le silence radio sur nos questions », affirme la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau.

La sous-traitance

Un constat qui saute aux yeux en fin de campagne, autant durant les débats télévisés que dans les propos rapportés par les médias, c’est l’absence d’engagement envers la diminution de la sous-traitance au gouvernement. Aucun des chefs n’a exprimé sont intention de diminuer le recours aux ressources externes qui entraîne pourtant des coûts supplémentaires, une perte d’expertise à l’interne et demeure un terreau fertile au trafic d’influence, rappel le SFPQ. « Durant la campagne, le chef de la CAQ, François Legault, a martelé son intention de sabrer des milliers d’emplois dans l’appareil gouvernemental. Ce qui laisse craindre une impartition des services vers le privé et le risque de corruption qui peut y être associé. Du côté libéral, Jean Charest loge à la même enseigne depuis presque 10 ans, il ne parle que de réingénierie, de diminution de la taille de l’État, de sous-traitance des services, on constate où cela nous a menés. Les partis politiques doivent maintenant admettre que le personnel de l’État exerce un rempart face à la corruption», explique Lucie Martineau.

Le SFPQ invite ses membres ainsi que toute la population à se prononcer massivement lors du vote mardi prochain, le 4 septembre. « L’heure du choix est arrivée. Il est temps de se rendre aux urnes et de voter pour un parti politique qui permettra de maintenir des services publics de qualité et accessibles partout au Québec », conclut madame Martineau.

Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.

3 Commentaires
Chantal a écrit le :
Le Syndicat s'étonne de ne pas avoir eu de réponse de certains parties politique. Alors moi, je m'étonne que le SFPQ n'ait pas répondu à mon questionnement. Lucie Martineau va t-elle dénoncer le fait que le PQ de Pauline Marois s'il est porté au pouvoir va prendre 10 milliards de dollard dans la caisse de dépôt, soit l'argent de notre fond de pension. Toujours en attente.
Bianca Cordero a écrit le :
@ Chantal : Est-ce que vous parler du fonds d'investissement stratégique de 10 milliards de dollars pour «protéger les sièges sociaux» et soutenir le «développement de nouveaux secteurs stratégiques»? Parce que si c'est le cas, c'est 10 milliards qui au lieu d'être investis ailleurs seraient investis au Québec. Les actifs de la Caisse de dépôt s'élèvent à 159 milliards, les actifs de la caisse au Québec sont de 41 milliards. Avec ce nouveau fonds, ils seront de 51 milliards. La portion québécoise passerait ainsi de 20% à 25%. Vendre des actifs "étrangers" pour investir dans des actifs Québecois, me semble une meilleure stratégie que l'achat de papier commercial qui nous a valu une perte de 30 milliards de dollars dans notre bas de laine.
Michel Jadot a écrit le :
Même sans avoir eu la politesse de répondre aux gens de Québec dont les fonctionnaires, une grande majorité de citoyens ont accordé leur confiance à la CAQ ???? Faut croire que les gens, soit connaissaient les réponses ou bien s'en foutent complètement !! Ou bien les deux ! Au moins ils ont le Colisée...., à la prochaine élection le parti qui promettra un club de la LNH sera élu, même si il coupe la moitié des jobs de la fonction publique à Québec ! Les grands enjeux politiques sont parfois difficiles à saisir! Michel Jadot