SFPQ - Syndicat de la fonction publique du Québec

/ Laïcité de l'État

Campagne électorale - Le SFPQ accueille positivement la proposition d’une Charte de la laïcité de l’État

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) accueille positivement les engagements du Parti québécois (PQ) à adopter une charte québécoise de la laïcité. Lors du congrès du SFPQ en avril 2012, les personnes déléguées se sont prononcées en faveur de l’adoption par le gouvernement du Québec d’une Charte de la laïcité, rejetant du même souffle la notion de laïcité ouverte mise en place sous la gouverne libérale. « En vertu des orientations politiques de notre Syndicat, nous sommes en accord avec ceux qui prônent la laïcité de l’État, et ce, tout parti politique confondu », indique Maryse Rousseau, vice-présidente du SFPQ.

Le Syndicat déplore les cas d’accommodements raisonnables contraires au principe d'égalité entre les hommes et les femmes. En ce moment, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) accepte d’accommoder une personne qui demande un évaluateur du même sexe qu’elle lors de son examen sur la route, et ce, pour des motifs religieux. « Nous nous opposons à ces mesures, poursuit Maryse Rousseau. Elles remettent en question le caractère laïque de l’État québécois. Ces accommodements ne contreviennent peut-être pas à la Charte des droits et libertés, mais, comme nous l’avons constaté à la SAAQ, ces accommodements ébranlent un des fondements de la société québécoise, soit celui du droit à l’égalité des sexes ».

La neutralité de l’État s’exprime aussi par l’image projetée par ses agents, estime le SFPQ. « Il est contraire au principe de la neutralité de l’État que ses représentants affichent leurs croyances religieuses dans l’exercice de leurs fonctions. De nouvelles controverses ressurgiront inévitablement tant qu’une charte de la laïcité ne viendra pas harmoniser les droits collectifs avec les droits individuels défendus par les chartes québécoise et canadienne », conclut madame Rousseau.

 

 

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Si vous avez une question à adresser au SFPQ, prière d’utiliser ce courriel : communication@sfpq.qc.ca.

9 Commentaires
Luc a écrit le :
Bonjour, je ne sais pas pourquoi vous vous mêler de tous ca, je pense qu'il y'a d'autres chantiers auxquels il faut s'attaquer. On paie des cotisations pour vous pour protéger nos droits, mieux négocier les conventions collectives, etc. pas pour vous prononcer en faveur de tel ou tel parti. Bonne journée
Michael Hamel a écrit le :
Luc, ce n'est pas une question d'appui d'un parti politique ou d'un autre. C'est une décision que le Congrès (les représentants syndicaux locaux, régionaux et nationaux) a voté et adoptée à forte majorité. Il s'agit de régler un problème qui sévit dans nos services publics. Dont les membres sont mal à l'aise de se conformer à des accomodements "qui ne sont mêmes plus raisonables". On paie des cotisations pour également défendre le travail que l'on fait sur les services publics.
Stéphane Caron a écrit le :
Les prises de position du SFPQ en faveur de la laïcité de l'État découlent de nombreuses problématiques vécues par les membres du Syndicat dans l'exercice de leurs fonctions. Les différents cas d’accommodement « déraisonnable » avec lesquels doivent composer les employés de l’État ont amené les instances syndicales à se prononcer sur cet important sujet. Pour en savoir plus sur les prises de position du SFPQ à ce sujet, je vous invite à consulter notre dossier : http://www.sfpq.qc.ca/communiques/dossier-sur-laicite-petition-280/ Stéphane Caron Directeur de l’action politique SFPQ
apple a écrit le :
je ne pense pas que c'est une priorité d'avoir la laïcité de l'état, la priorité c'est de négocier une bonneconvention collective, exemple pour l'assurance santé on paie trés cher pour peu de service.
Paul de Bellefeuille, vice-président SFPQ a écrit le :
Quand le SFPQ prend position en faveur la laïcité de l'État, ce n'est pas contradictoire avec la défense de droits plus classiques comme celui de négocier une convention collective. L’action de notre syndicat porte aussi sur des enjeux sociaux et politiques qui ont des conséquences sur les conditions de travail au quotidien des travailleuses et travailleurs que nous représentons. D'autre part, la Loi sur la fonction publique établit un devoir de réserve aux fonctionnaires dans l'expression de leur opinion politique partisane. Une charte de la laïcité établirait une même obligation dans l'expression de ses convictions religieuses, et ce peu importe sa conviction religieuse, au sein de l'administration publique. L'histoire sociale et politique du Québec a établi, plus particulièrement au des cinquante dernières années, qu'il devait y avoir une claire et nette séparation de l'Église et de l'État. Adopter une Charte de la laïcité va donc dans le sens de l'Histoire du Québec et le SFPQ appuie cette initiative. Ce qui ne signifie pas qu'elle appuie un parti politique ou un autre de manière partisane. Les statuts du SFPQ sont clairs à ce sujet. Toutefois, appuyer l'adoption d'une Charte de la laïcité est conforme aux décisions adoptées par le dernier Congrès de notre organisation en avril 2012. Notre syndicat peut appuyer une politique particulière mise de l’avant par un parti politique sans pour autant que cela signifie un appui à ce parti lors d’une campagne électorale. Le SFPQ appuie l’adoption d’une Charte de la laïcité parce cela va dans le sens des valeurs défendues par notre organisation. Et ces valeurs ce sont la pleine et entière égalité homme- femme et la séparation de l’Église et de l’État. Plusieurs exemples d’accommodements raisonnables, dans différents ministères ou organismes de la fonction publique, pour des motifs religieux ont porté atteinte à ces deux principes importants. Voilà pourquoi le SFPQ salue l’idée de l’adoption d’une Charte de la laïcité dans le cadre de l’actuelle campagne électorale. Paul de Bellefeuille 4e vice-président, SFPQ
Musulmane syndiqué a écrit le :
Au lieu de se concentrer sur les vrais enjeux qui préoccupent les québécois, notamment les problèmes économiques, les soins de santé, l’éducation et la corruption, le PQ a opté pour la diffusion d’idées xénophobes dans une tentative désespérée de reconquérir le pouvoir par la propagation de la haine et de l’islamophobie, par les atteintes aux droits fondamentaux, par la fabrication de crises et par la division de notre société
Charles P a écrit le :
@Musulmane syndiqué. Il est intéressant de comparer votre propos avec celui du Conseil musulman de Montréal qui déclare dans un communiqué daté du 15 août 2012: "Au lieu de se concentrer sur les vrais enjeux qui préoccupent les québécois, notamment les problèmes économiques, les soins de santé, l’éducation et la corruption, le PQ a opté pour la diffusion d’idées xénophobes dans une tentative désespérée de reconquérir le pouvoir par la propagation de la haine et de l’islamophobie, par les atteintes aux droits fondamentaux, par la fabrication de crises et par la division de notre société." Je comprends donc que vous avez fait un copier/coller intégral des propos du président du CMM M. Salam Elmenyawi sans autres formalités.
Musulmane syndiqué a écrit le :
à Charles P : merci de m'apprendre cela, effectivement j'ai trouvé cela intéressant et j'ai fait un copier coller . Vous M. Merci de prendre la peine de faire une recherche d'une partie de mon message dans google pour nous dire ces deux motsqui n'ajoutent aucune valeure au sujet discuté Il vaut mieux se taire que parler pour ne rien dire
Charles P a écrit le :
À Musulmane syndiqué, En tout respect, quand on cite un écrit ou des paroles d'une autre personne ou d'un organisme, en le copiant intégralement comme vous l'avez fait, il n'est que juste et nécessaire de citer sa source. Il s'agit même d'une marque de respect à l'endroit de la personne qui en est l'auteur. Sinon on peut raisonnablement croire que ces paroles sont de vous et ce n'est pas le cas. Bonne journée, Charles P