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Agence des infrastructures - Le gouvernement Charest fait marche arrière Québec, le 2 juin 2009 – Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) se réjouit de constater que le gouvernement Charest ne veut plus aller de l’avant avec son idée controversée de créer une agence hors fonction publique, chargée d’assumer la gestion des structures routières du Québec. Selon un article publié hier dans le journal La Presse, le gouvernement n’aurait plus l’intention de créer une équipe entièrement dédiée à l’entretien des structures routières, comme le lui suggérait la Commission Johnson. Le SFPQ a toujours insisté sur la nécessité de rassembler cette équipe au sein d’une seule et même direction du ministère des Transports du Québec (MTQ).
Selon la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, la création de cette structure gouvernementale supplémentaire n’aurait été qu’une tactique du gouvernement Charest pour réduire artificiellement la taille de la fonction publique et pour soustraire une nouvelle partie de l’activité gouvernementale du périmètre d’application de la Loi sur la fonction publique.
D’ailleurs, contrairement à ce qu’a laissé croire le gouvernement, le rapport de la Commission Johnson ne se prononce d’aucune façon sur la nécessité de créer une agence hors fonction publique. Le rapport recommandait plutôt de préciser les responsabilités, les fonctions et les rôles respectifs des divers intervenants responsables de l’entretien des structures routières et de créer une équipe qui y soit dédiée, tout en évitant l’éparpillement. Or, de l’avis de Lucie Martineau, le transfert de la gestion des structures routières à une éventuelle agence hors fonction publique compliquerait davantage la situation plutôt que de l’améliorer, et ce, en ajoutant un nouvel intervenant au dossier.
Loi sur la fonction publique
Le SFPQ rappelle que soustraire la gestion des structures routières de l’application de la Loi sur la fonction publique amène plusieurs questions fondamentales. En effet, cette loi offre aux citoyennes et aux citoyens de nombreuses garanties, notamment en ce qui concerne l’imputabilité de la fonction publique, le développement optimal des ressources humaines, l’égalité d’accès de tous les citoyens aux emplois de la fonction publique et le caractère impartial et équitable de celle-ci. « De plus, la création d’une telle agence aurait engendré une déresponsabilisation des décideurs politiques au profit d’un conseil d’administration oeuvrant dans l’ombre et dont les membres seraient la plupart du temps nommés en fonction de leurs allégeances politiques », ajoute Lucie Martineau.
« Cette agence des structures routières, telle que proposée par le gouvernement Charest, n’aurait pas été soumise au Règlement sur les contrats d’approvisionnement des organismes publics, soutient la leader syndicale. L’Agence aurait décidé elle-même des règles de gestion contractuelles entraînant également un affaiblissement des mécanismes de reddition de compte par rapport à la situation actuelle ».
Pour toutes ces raisons, le SFPQ se réjouit de constater l’abandon du controversé projet d’agence de gestion des structures routières. « Le gouvernement Charest doit plutôt s’assurer de redonner au ministère des Transports les moyens et les ressources humaines qui lui permettraient de s’acquitter adéquatement de ses responsabilités », conclut Lucie Martineau.
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SOURCE : Éric Lévesque Responsable des relations avec les médias Tél. : (418) 623-2424, poste 338 Cell. : (418) 564-4150 |
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