|
|

Les travailleurs de l'École nationale de police du Québec rejettent les offres patronales et se dotent de mandats de grèveDrummondville, le 18 novembre 2008 – Lors d’une récente assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs de l’École nationale de police du Québec (ÉNPQ), membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), ont rejeté dans une proportion de 94 % les dernières offres patronales et se sont dotés de mandats de grève.
« Il ne reste pourtant que quelques points en litige, confirme le président régional du SFPQ pour la région Centre-du-Québec – Estrie – Mauricie, Luc Légaré, mais ils sont d’une très grande importance pour nos membres. L’employeur nous refuse encore la reconnaissance de postes de chef d’équipe et nous refuse également la possibilité d’avoir un horaire comprimé sur quatre jours, dans le cadre d’une saine conciliation famille-travail. De plus, nous demeurons en désaccord sur la durée de la prochaine convention collective et sur les augmentations salariales. »
« Nos membres ont démontré leur détermination en s’accordant, à 91 %, un mandat de grève générale d’une durée de 24 heures », a ajouté le trésorier général du SFPQ, Denis Turcotte. « Le plus déterminant est toutefois le mandat de créer un fonds de grève spécial attaché à l’acceptation de grèves sélectives et rotatives à durée indéterminée. Ce mandat a été voté par les membres dans une proportion de 85 % », a précisé le représentant syndical national.
« Ce qui est dommage dans cette négociation c’est que tout allait relativement bien jusqu’à ce que la direction de l’ÉNPQ demande conseil auprès des gens du Conseil du trésor et que ceux-ci suggèrent de réaliser les obligations légales de maintien et de relativité salariale à même les augmentations salariales futures de nos membres, c’est-à-dire de faire payer les ajustements salariaux de certaines personnes à même le salaire de l’ensemble des travailleurs », a tenu à mentionner Luc Légaré.
Rappelons que le SFPQ représente plus de 200 travailleuses et travailleurs à l’École nationale de police du Québec en plus des 43 000 membres à l’échelle provinciale, protégés par 38 conventions collectives différentes.
- 30 -
Source : Stéphane Caron Responsable des relations avec les médias (418) 564-4150 |
| |