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Élections fédérales - Le SFPQ invite ses membres et la population à rejeter les idées de droite

Québec, le 11 octobre 2008 – À quelques jours des élections fédérales, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) invite ses membres et la population en général à rejeter les idées de droite et à voter pour des candidats et des candidates défendant une vision progressiste de la société. À cet égard, tant sur le plan économique que sur le plan social, le SFPQ estime que les politiques conservatrices et néolibérales qui sont proposées à la population par certains partis vont à l’encontre des valeurs généralement partagées par la société québécoise.

Par sa mission, le SFPQ s’est engagé à défendre un projet de société axé sur la démocratie, le développement durable, le partage, l'équité, la solidarité et le progrès de la société. « Malheureusement, force est de constater qu’au fil des ans, les politiques néolibérales mises de l’avant par les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’État canadien ont contribué à l’affaiblissement de notre filet de sécurité sociale et ont eu des impacts négatifs dans la prestation des services publics rendus par les provinces. De surcroît, avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper, le conservatisme a fait un pas de plus en envahissant la sphère sociale et en entraînant des reculs considérables au chapitre de l’environnement », a expliqué la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau.

Crise financière ou crise du néolibéralisme?

Le SFPQ rappelle que les gouvernements libéral et conservateur ont, à tour de rôle, appliqué les vieilles recettes économiques néolibérales qui sont actuellement remises en question de toute part dans le contexte de la crise financière qui frappe les États-Unis et l’ensemble de la planète. « Déréglementation, libéralisation des marchés, diminution des impôts et coupures dans les transferts aux provinces ont gravement hypothéqué la capacité du Canada et celle des provinces d’agir pour réguler l’économie. Nos gouvernements ont préféré le "laisser faire" à l’intervention de l’État. Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la population qui s’apprête à en payer le prix », a précisé la présidente générale du SFPQ.

« Tant les libéraux que les conservateurs nous ont entraînés vers une plus grande intégration aux politiques américaines, notamment en favorisant le développement du Partenariat sur la sécurité et la prospérité, négocié avec les États-Unis et le Mexique dans le plus grand des secrets. Ce sont ces politiques qui ont entraîné la crise financière que nous connaissons actuellement. Il s’agit là d’un aspect fort important à prendre en considération avant d’exercer son droit de vote », a soutenu Mme Martineau.

Conservatisme social

Sur la question de la liberté de choix en matière d’avortement, le SFPQ juge très sévèrement le gouvernement Harper qui, avec le projet de loi C-484, a tenté d’ouvrir la porte à la recriminalisation de l’avortement. Au Québec, sept députés conservateurs, deux députés libéraux et un indépendant ont voté en faveur de ce controversé projet de loi. « Il s’agit d’une question fondamentale en matière de droit des femmes. Avant d’aller voter, j’invite la population – et plus particulièrement les femmes – à s’intéresser à la position des candidates et des candidats de leur circonscription sur cette question », a ajouté Lucie Martineau.

D’autre part, le SFPQ s’inquiète de la volonté du gouvernement de Stephen Harper d’introduire des peines plus sévères contre les jeunes contrevenants plutôt que de miser sur la réinsertion sociale. Ironiquement, c’est ce même gouvernement qui s’oppose à un contrôle plus sévère des armes à feu, rappelle Lucie Martineau. «  Il s’agit de positions idéologiques, qui n’ont rien à voir avec la réalité et les valeurs québécoises. Comme citoyenne et comme citoyen et comme parent, on ne peut accepter de se faire dire que des enfants de moins de 18 ans sont irrécupérables et qu’ils doivent prendre le chemin des prisons pour adultes. L’expérience québécoise a démontré que la solution réside plutôt dans la prévention et la réinsertion. »

Enfin, la leader syndicale a dit souhaiter que les élections du 14 octobre permettent d’élire un Parlement qui soit plus représentatif des valeurs progressistes des sociétés canadienne et québécoise. « Que ce soit en matière d’environnement, de culture, de justice sociale et de répartition de la richesse, la population a des attentes auxquelles les futurs élus devront répondre. Il nous appartient donc à nous, citoyennes et citoyens, d’exercer notre droit de vote dans le respect de nos valeurs et de nos aspirations », a conclu Mme Martineau.

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SOURCE : 

Stéphane Caron
Responsable des relations avec les médias
Cell. : (418) 564-4150

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