Québec, le 6 septembre 2008 – Plus de 400 ouvriers du ministère des Transports du Québec, représentés par le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), ont participé, samedi le 6 septembre 2008, à un pique-nique à la halte routière de Villeroy, afin de rappeler au gouvernement Charest ses engagements à leur égard. En effet, lors de la dernière négociation du secteur public, le gouvernement s’était engagé à conclure un accord avec le SFPQ afin de mettre de l’avant des solutions qui permettraient de réaliser en régie interne des travaux actuellement confiés à des sous-traitants. Deux ans plus tard, le dossier est bloqué par la présidente du Conseil du trésor.
« Depuis l’effondrement du viaduc de la Concorde, le gouvernement semble avoir découvert l’état lamentable de nos infrastructures routières. Les milliards pleuvent sur les entreprises privées pour reconstruire ce qui aurait dû être entretenu au fil des ans par des ouvriers du MTQ. La réalité c’est que, sous la contrainte du Conseil du trésor, le ministère a négligé ses responsabilités depuis de nombreuses années et s’est vidé de son expertise et de ses ressources les plus précieuses, c’est-à-dire ses employés », a expliqué la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau.
Selon le Syndicat, il est grand temps que le ministère des Transports redevienne le véritable maître d’œuvre de son réseau routier. « Pendant que les budgets alloués aux ressources humaines diminuent, les budgets pour la sous-traitance explosent. Il n’y a donc pas d’économies pour les contribuables, bien au contraire. Il y a surtout une perte d’expertise pour le ministère et une dépendance accrue face au secteur privé. Faut-il alors se surprendre de l’état actuel de notre réseau routier », s’interroge Lucie Martineau.
Lettre d’entente numéro 14
Lors des dernières négociations, le gouvernement et le SFPQ avaient convenu d’une lettre d’entente incluse aux conditions de travail des ouvriers de la fonction publique, par laquelle les deux parties s’engageaient à trouver des solutions concrètes aux problématiques vécues par les ouvriers du MTQ. « Nous en sommes pourtant venus à une entente avec les autorités du ministère, mais contre toute logique, Monique Jérôme-Forget, bloque le dossier en raison de son obsession de la réduction de la taille de l’État. Qu’à cela ne tienne, les ouvriers du MTQ entendent bien poursuivre leurs actions jusqu’à ce que la présidente du Conseil du trésor tienne parole et entérine l’entente intervenue entre le SFPQ et le ministère des Transports », a conclu Lucie Martineau.
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Stéphane Caron
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