Service de la défense des services publics et des relations de travail
Ce nouveau service a le mandat de conseiller les membres du SFPQ engagés au sein des comités de relations de travail avec la partie patronale, de veiller à la défense des services publics, mais plus particulièrement de lutter contre la sous-traitance injustifiée au sein des ministères et des organismes de la fonction publique québécoise, ainsi que tout projet gouvernemental pouvant avoir de l’impact négatif sur les services publics et sur les conditions de travail des membres du SFPQ.
Défense des services publics
En plus d’assurer la défense des intérêts de ses membres dans leurs relations avec l'employeur, le SFPQ s’est donné pour mission de faire la promotion des services publics comme moyen démocratique de répondre aux besoins de la population.
Depuis l’introduction de la Loi sur le déficit zéro, l’État québécois a tenté par divers moyens de continuer d’offrir les mêmes services publics que par le passé, en diminuant ses dépenses. De plus, le gouvernement du Québec a procédé à une réduction de la taille de l’État, qui a mené à des baisses d’effectifs dans la fonction publique. La combinaison de ces deux facteurs fait en sorte que les services publics sont aujourd’hui fortement menacés par un manque de ressources. Toutefois, les gestionnaires de l’administration publique, soucieux d’offrir des services de qualité à la population, ont trouvé des « solutions » à ce problème de ressources : la sous-traitance, l’abolition de programmes, la tarification de services ou la privatisation.
Si le gouvernement interdit de remplacer un employé sur deux, qui quittent leurs fonctions, il n’interdit pas l’embauche de ressources externes, en recourant à la sous-traitance et aux « travailleurs autonomes ». Cela, même lorsqu’il est démontré que le coût de la prestation de service dans la fonction publique est inférieur et que la qualité du service est supérieure.
Par conséquent, pour défendre efficacement les services publics et lutter contre la sous-traitance, le SFPQ a créé un observatoire sur la sous-traitance et la défense des services publics. Il en a confié la mise en oeuvre au Service des relations de travail et de la défense des services publics.
Relations de travail
Les conventions collectives « fonctionnaires » et « ouvriers » prévoient l’existence d’un comité mixte ministériel de relations professionnelles (CMMRP) au sein de chaque ministère et organisme, afin de favoriser de saines relations patronales-syndicales. Ces comités sont composés d’au plus dix membres, dont cinq personnes nommées par l’employeur et cinq autres désignées par le Syndicat.
Plus concrètement, les membres des CMMRP discutent de problématiques liées notamment aux conditions de travail, à l’introduction de changements technologiques et à la violence au travail. Certains sujets de discussion y sont prédominants : l’horaire variable, le développement des ressources humaines, le programme d’aide aux employés, la gestion de la sous-traitance, la conciliation travail-famille et le harcèlement psychologique.
Le Service des relations de travail soutient les nouveaux membres syndicaux des CMMRP en organisant des rencontres préparatoires et de la formation.
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